
Seif Magango, porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme, a déclaré ce mardi 1er avril que cette mesure soulève de ‘’graves préoccupations quant au respect, par les autorités de la transition, du droit à un procès équitable et de l’État de droit’’.
Selon les Nations Unies, la grâce accordée à Dadis Camara méconnaît le droit des victimes à un recours effectif, ajoutant que ‘’cette décision devrait être annulée’’. Le porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme ajoute que ‘’cette grâce sape les procédures judiciaires nationales et contrevient aux principes internationaux des droits de l'homme, qui insistent sur le droit des victimes à un recours effectif ainsi que sur l'obligation des États de protéger et garantir les droits humains et de lutter contre l'impunité’’.
L’année dernière, Dadis Camara a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité pour le massacre perpétré le 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Au moins 150 personnes avaient été tuées et des centaines de femmes violées lors d’une manifestation contre la candidature du chef de la junte d’alors.