M. Gombo Breye Houzibe, coordonnateur de CRAJ-MKO, a exprimé son indignation face à la négligence des autorités locales. Il a soulevé des questions cruciales sur les raisons pour lesquelles la première province productrice de ciment au Tchad se retrouve avec des infrastructures scolaires précaires. Il a déclaré :
« Comment comprendre que la première province productrice de ciment du pays peut se trouver avec des écoles en matériaux précaires ? Pourquoi tant de négligence ? »
Il a également interpellé les cadres issus de la province sur leur responsabilité dans cette tragédie, exigeant que des mesures soient prises pour garantir la sécurité et le bien-être des élèves.
Le CRAJ-MKO réclame plusieurs actions immédiates, notamment :
- La localisation des responsabilités et l’ouverture d’une enquête sur le drame.
- La prise en charge totale et appropriée des blessés, ainsi que leur indemnisation.
- L’implication active des cadres de la province dans les actions d’urgence, y compris l’évacuation des cas graves vers des hôpitaux équipés.
- L’envoi de médicaments et d’aides pour les blessés légers.
- L’élaboration d’un plan de réhabilitation et de construction d’infrastructures scolaires répondant aux besoins démographiques.
- L’organisation d’un deuil national en hommage aux jeunes victimes de cette tragédie.
M. Houzibe a également évoqué les défis persistants auxquels font face les paysans du Mayo-Kebbi Ouest, notamment le phénomène d’enlèvement contre rançon qui dure depuis plus de 20 ans. Il a appelé à une prise de conscience collective parmi les filles et fils de la région :
« Ce drame vient nous rappeler qu’il faut s’unir pour agir ensemble. »
Il a souligné que l'état précaire de l'école EGTH avait été signalé à plusieurs reprises par les responsables, tant au niveau administratif qu’à l’association des parents d’élèves, mais que ces alertes étaient restées sans réponse.