L'escroquerie, l'arnaque et l'abus de confiance n'ont décidément pas de limites. Depuis leur cellule à la maison d'arrêt, des détenus ont réussi à piéger un éleveur en usurpant l'identité du Ministre de la Justice et des Droits Humains. Prétextant une mission officielle, ils lui ont extorqué deux bœufs, qu’ils ont ensuite vendus avec la complicité de leurs acolytes en liberté. L'argent issu de cette vente a été partagé entre eux, illustrant la persistance des réseaux criminels même derrière les barreaux.
Un autre groupe, se faisant passer pour des informateurs de la police, ont également été appréhendés. Lors de leur arrestation, des munitions et une somme de 750 000 francs CFA ont été retrouvées en leur possession. Plus troublant encore, un policier figure parmi les malfrats. Il est accusé d'avoir agressé plusieurs personnes, confirmant que la criminalité n'épargne aucun corps social, y compris les forces de l’ordre.
Face à ces dérives, le Contrôleur Général Paul Manga, Porte-Parole de la Police Nationale, a insisté sur la nécessité d’un contrôle strict au sein des maisons d'arrêt : "Nous interpellons les gardiens de prison sur l'usage des téléphones par les détenus. Cette affaire démontre à quel point ces outils restent un moyen de communication privilégié pour les criminels. Il est impératif de renforcer les mesures de surveillance pour éviter de tels actes."
Évoquant l'implication d’un agent de police parmi les malfrats, il a rappelé que personne n'est au-dessus des lois : "Même au sein des forces de sécurité intérieure, il existe des éléments déviants. Nous ne tolérerons aucun comportement criminel, quel que soit le statut de l’individu concerné. La police nationale poursuivra sans relâche sa mission de protection des citoyens."
Ce vaste coup de filet met en lumière l’efficacité de la collaboration entre la police et la population. C’est grâce aux dénonciations et aux renseignements fournis que ces criminels ont pu être identifiés et arrêtés. Désormais entre les mains de la justice, ils devront répondre de leurs actes. Un message clair à tous ceux qui s’adonnent à des activités illicites : la loi finira toujours par les rattraper.