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ANALYSE

Violences et massacres au Tchad : l'armée doit-elle s'aider d'une force onusienne ?


Alwihda Info | Par Guillaume Djerane - 29 Mai 2023


Depuis la transition qui a suivi la mort du maréchal Idriss Deby Itno il y a 25 mois, de nombreux villages ont été décimés au Tchad. Des massacres se perpétuent dans plusieurs régions du pays sans qu'aucune action de l'Organisation des Nations unies ne soit entreprise.


En cette journée dédiée aux soldats de la paix, il est regrettable de constater que les casques bleus de l'ONU ne sont pas reconnus pour leur contribution au contexte tchadien. En effet, l'ONU semble fermer les yeux sur les évènements qui se déroulent au Tchad, alors que des vies sont cruellement arrachées à ce monde.

Ne devrait-on pas demander l'intervention des casques bleus au Tchad, étant donné les nombreux signes de carnage dénoncés par les organisations de défense des droits humains, les médias et les activistes ? N'est-ce pas ce même pays qui porte secours aux autres nations dans leur lutte contre le terrorisme ? Aujourd'hui, ce sont les populations civiles tchadiennes qui périssent quotidiennement face aux hommes armés agissant en toute illégalité.

Quelle mystérieuse tromperie peut bien être à l'œuvre pour que l'ONU observe un tel silence ? Ou peut-être que les représentants de l'ONU au Tchad sont-ils corrompus et couvrent les crimes des puissants bourreaux qui recherchent leur propre bonheur ?

Ces réflexions troublantes empêchent de dormir les populations en danger qui se demandent quand leur tour viendra, d'autant plus que l'armée nationale tchadienne a pour unique mission la protection exclusive des autorités de transition.

Face à ces situations conflictuelles et à l'incapacité de l'État à maintenir l'ordre public et la sécurité, le Conseil de l'ONU doit préciser le fondement juridique de ses actions et manifester une volonté politique ferme. Il doit rappeler à tous les États membres de l'Organisation leur obligation de mettre en œuvre ses décisions pour protéger les civils, conformément au Chapitre VII de sa charte, qui concerne les "Actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression".

Pourtant, le sang innocent continue de couler sans que des mesures concrètes soient prises. Les preuves ne manquent pas pour justifier une intervention. L'ONU dispose également de l'expertise nécessaire en tant qu'organisation mondiale de premier plan.

La volonté de protéger les plus vulnérables contre le danger devrait être spontanée, c'est ce qui caractérise un soldat de la paix.

Le Tchad a désespérément besoin de ces courageux soldats engagés dans la sécurité et la défense des civils. Cependant, il semble que la promptitude à intervenir dans les pays pauvres comme le Tchad soit corrompue au sein du Conseil des Nations unies. Ainsi, la situation au Tchad illustre les failles des Nations unies, que ce soit dans la prise de décision ou dans le renseignement.

Il est préférable de célébrer en cette journée les Tchadiens qui se sacrifient en dénonçant les crimes et les injustices, car ils nagent à contre-courant pour préserver les vies des civils en risquant la leur.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)





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