
Au milieu, M. Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires Etrangères du Tchad.
Afriqueinside.com : Le retrait des soldats tchadiens de la MISCA est-il définitif ?
M. Moussa Faki : Absolument. C’est un retrait définitif. Pourquoi revenir sur cette décision. Nous l’avons pris en connaissance de cause. Les contingents tchadiens sont victimes d’une campagne malveillante et cela continue. Un porte-parole de l’ONU aux droits de l’Homme (Rupert Coville) a fait des déclarations tapageuses. Heureusement le général Moukoko, chef de la MISCA a démenti sur France 24. Un porte-parole porte-parole de l’ONU aux droits de l’Homme a déclaré qu’un contingent tchadien est venu spécialement à Bangui pour s’en prendre à la population, vous imaginez? On ne comprend pas.
« NOUS DEMANDONS DES EXPLICATIONS AUX NATIONS UNIES »
Afriqueinside.com : Quelles suites allez-vous donner à ces accusations?
M. Moussa Faki : Nous demandons des explications aux Nations Unies. Notre ambassadeur de Genève s’est rendu au bureau de l’ONU en Suisse pour en savoir plus. J’ai parlé au général Moukoko en Centrafrique qui dément totalement les accusations portées à l’encontre du contingent tchadien. Nous sommes en droit de faire tout ce qui est possible pour qu’on ne salisse pas le Tchad et son armée. Une institution des droits de l’homme de l’ONU se doit de vérifier ses informations auprès des gens sur le terrain.