


Les barbus auraient gardé dans des lieux sûrs d’important arsenal militaire récupéré lors de la chute de Tripoli. Les critiques au sein du conseil national de transition se multiplient. Même le représentant des rebelles à Misrata, M. Rachid, n’a pas hésité de faire une sortie qui a attiré l’attention d’un journaliste de la BBC. Dans un entretien à la BBC le dimanche 4 septembre 2011, M. Rachid s’est expliqué sur le CNT en ces termes: « Les vrais révolutionnaires ne sont pas représentés au CNT, la majorité de ceux qui le compose étaient des proches de Seif El-Islam. Pour la première fois, un premier ministre habite en dehors de son pays et se balade au nom du CNT ». Pour le moment, la traque de Kadhafi unit l’ensemble des insurgés et toute autre information sur le déchirement du CNT ne semble pas intéresser le Média occidental. L’Elysée qui s’inquiète sérieusement d’une possible transition ratée en raison des divisions des rebelles et de la présence militaire effective des forces Khadafistes dans le Sud, n’a pas tardé à convoquer une conférence grandiose réunissant 60 pays. Une telle stratégie vise à faire adopter le « bâtard » de l’Otan par la communauté internationale. Quitte à celle là de s’en chargera de son entretien. Tous unis contre Kadhafi et personne n’a droit d’accuser la France d’avoir échoué la transition. « Il est fondamental de réussir la transition comme ont été réussies les opérations militaires», a indiqué l'Elysée. Peu importe la position négative de certains pays comme la Russie et la Chine ! L’important est la sécurisation des installations pétrolières et se partager le gâteau. C’est tout ce qui intéresse les parrains des rebelles. Il faut se partager le gâteau. Au lendemain de la chute de Tripoli, certains pays occidentaux en ont dépêché des ingénieurs! Le patron du groupe pétrolier italien Eni, M. Paolo Scaroni, a annoncé la reprise pour le 15 octobre de la fourniture de gaz libyen à travers le gazoduc Greenstream qui relie la Libye à l'Italie. Après tout, l’instabilité décennale en Irak n’a en aucun moment empêché l’Occident de siphonner le pétrole. Et pour calmer l’extrémiste chiite Mouktada Sadr, il suffit de lui apprendre comment compter les billets verts. Chose faite. Dans le cas spécifique de la Libye, on continue de justifier la traque de Kadhafi par le fait qu’il constitue un danger. Selon le colonel canadien Roland Lavoie, porte-parole de l'opération de l'Otan en Libye, le dirigeant libyen en fuite conserve une capacité «à commander et contrôler des troupes, leurs mouvements, et celui d'armes ainsi que leur déploiement, y compris le tir de missiles sol-sol». En conclusion, la chute de Gbagbo et du guide libyen constitue un signal fort adressé aux dictateurs du monde entier et la France a - pour une fois de son histoire- choisi le bon côté. Ce que pensent la majorité des peuples opprimés.
Par Sadam Ahmat….A suivre...
Par Sadam Ahmat….A suivre...