
Dans capitale tchadienne, un phénomène prend de l’ampleur dans l’ombre des marchés et des quartiers populaires.
Poussés par la pauvreté, des enfants fouillent chaque jour les ordures pour collecter des bouteilles en plastique qu’ils revendent ou réutilisent. Si cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins les plus urgents, elle comporte de graves risques sanitaires, tant pour eux-mêmes que pour les consommateurs.
Les enfants récupèrent ces bouteilles dans les poubelles, souvent à mains nues, sans protection, et parfois pieds nus, exposés à des déchets contaminés, des objets tranchants, des produits chimiques ou encore des excréments.
Une fois lavées sommairement à l’eau souillée, souvent celle des charrettes appelées localement “boutha”, ces bouteilles sont revendues aux commerçants de rue, qui les remplissent de jus d’oseille, d’eau ou d’huile, et les proposent à la consommation dans les marchés ou les coins de rue. Pour ces enfants, cette activité est une question de survie.
« Nous faisons ça parce qu’on est rejetés, sans famille. On doit se débrouiller pour manger, s’habiller. C’est difficile, mais c’est mieux que de voler », confie Saoulba Torta, un adolescent qui vit de cette activité depuis plusieurs mois. Mais le prix à payer est lourd. Blessures fréquentes, maladies de peau, fièvres et infections les guettent au quotidien.
Le docteur Nodjimadji Tamlengar Martial, médecin tchadien, tire la sonnette d’alarme. Il explique que les déchets ramassés dans les dépotoirs publics contiennent des matières hautement contaminantes : restes alimentaires en décomposition, objets médicaux usagés, excréments, matières organiques et autres produits toxiques.
Il précise que la simple manipulation de ces déchets, sans gants, ni protection, peut entraîner des maladies graves comme la typhoïde, la diarrhée, des troubles respiratoires ou des infections cutanées. Mais le danger ne s’arrête pas là. Les bouteilles récupérées et réutilisées circulent ensuite dans les mains de milliers de consommateurs.
Dans les marchés, les échanges de monnaie ou les contacts directs avec les bouteilles peuvent suffire à transmettre des bactéries ou des virus. Une simple toux, un contact manuel ou une salutation peut transformer une contamination individuelle en une transmission communautaire.
Le docteur Martial avertit qu’à ce rythme, une crise de santé publique pourrait éclater. Face à cette réalité, il se montre lucide : « Ces enfants sont démunis. On ne peut pas leur demander d’arrêter sans leur offrir une alternative viable. Ils n’ont pas les moyens de s’acheter des gants, des cache-nez ou des bottes. »
Il propose donc la mise en place d’une brigade de sensibilisation, composée d’agents du ministère de la Santé publique, de l’Action sociale et des municipalités, avec l’appui de partenaires comme l’UNICEF. Cette équipe aurait pour mission de former les enfants à des pratiques plus sûres dans la gestion et le tri des déchets, tout en sensibilisant la population aux dangers liés à cette chaîne de recyclage informel.
Cette interpellation met en lumière une réalité alarmante : celle d’enfants livrés à eux-mêmes dans une lutte quotidienne pour survivre, au prix de leur santé et de celle des autres. Il appelle aussi à la responsabilité collective : celle de l’État, des familles, mais aussi des consommateurs. Car comme le rappelle un vieux proverbe tchadien, « la propreté chasse la maladie ». Encore faut-il en avoir les moyens.
Poussés par la pauvreté, des enfants fouillent chaque jour les ordures pour collecter des bouteilles en plastique qu’ils revendent ou réutilisent. Si cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins les plus urgents, elle comporte de graves risques sanitaires, tant pour eux-mêmes que pour les consommateurs.
Les enfants récupèrent ces bouteilles dans les poubelles, souvent à mains nues, sans protection, et parfois pieds nus, exposés à des déchets contaminés, des objets tranchants, des produits chimiques ou encore des excréments.
Une fois lavées sommairement à l’eau souillée, souvent celle des charrettes appelées localement “boutha”, ces bouteilles sont revendues aux commerçants de rue, qui les remplissent de jus d’oseille, d’eau ou d’huile, et les proposent à la consommation dans les marchés ou les coins de rue. Pour ces enfants, cette activité est une question de survie.
« Nous faisons ça parce qu’on est rejetés, sans famille. On doit se débrouiller pour manger, s’habiller. C’est difficile, mais c’est mieux que de voler », confie Saoulba Torta, un adolescent qui vit de cette activité depuis plusieurs mois. Mais le prix à payer est lourd. Blessures fréquentes, maladies de peau, fièvres et infections les guettent au quotidien.
Le docteur Nodjimadji Tamlengar Martial, médecin tchadien, tire la sonnette d’alarme. Il explique que les déchets ramassés dans les dépotoirs publics contiennent des matières hautement contaminantes : restes alimentaires en décomposition, objets médicaux usagés, excréments, matières organiques et autres produits toxiques.
Il précise que la simple manipulation de ces déchets, sans gants, ni protection, peut entraîner des maladies graves comme la typhoïde, la diarrhée, des troubles respiratoires ou des infections cutanées. Mais le danger ne s’arrête pas là. Les bouteilles récupérées et réutilisées circulent ensuite dans les mains de milliers de consommateurs.
Dans les marchés, les échanges de monnaie ou les contacts directs avec les bouteilles peuvent suffire à transmettre des bactéries ou des virus. Une simple toux, un contact manuel ou une salutation peut transformer une contamination individuelle en une transmission communautaire.
Le docteur Martial avertit qu’à ce rythme, une crise de santé publique pourrait éclater. Face à cette réalité, il se montre lucide : « Ces enfants sont démunis. On ne peut pas leur demander d’arrêter sans leur offrir une alternative viable. Ils n’ont pas les moyens de s’acheter des gants, des cache-nez ou des bottes. »
Il propose donc la mise en place d’une brigade de sensibilisation, composée d’agents du ministère de la Santé publique, de l’Action sociale et des municipalités, avec l’appui de partenaires comme l’UNICEF. Cette équipe aurait pour mission de former les enfants à des pratiques plus sûres dans la gestion et le tri des déchets, tout en sensibilisant la population aux dangers liés à cette chaîne de recyclage informel.
Cette interpellation met en lumière une réalité alarmante : celle d’enfants livrés à eux-mêmes dans une lutte quotidienne pour survivre, au prix de leur santé et de celle des autres. Il appelle aussi à la responsabilité collective : celle de l’État, des familles, mais aussi des consommateurs. Car comme le rappelle un vieux proverbe tchadien, « la propreté chasse la maladie ». Encore faut-il en avoir les moyens.